Analyse moléculaire des défauts de la mécanotransduction dans les valvulopathies

Responsable : Jean Mérot
Equipe I : Génétique cardiovasculaire

Ce stage est ouvert aux étudiants de Master 2 Biologie Santé parcours Sciences Biologiques.

Résumé du projet

Parmi les valvulopathies cardiaques, la dystrophie valvulaire mitrale touche 2,5% de la population mais les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans son développement restent méconnus. Nous avons récemment montré que des mutations dans le gène de la Filamine A sont responsables de valvulopathies mitrales.
La filamine A est une protéine du cytosquelette qui participe aux réponses cellulaires au stress mécanique. C’est donc une protéine essentielle pour les cellules des valves qui sont soumises à d'intenses stress mécaniques à chaque contraction cardiaque.
Cependant, les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués ne sont pas encore clairement définis notamment parce que les modèles cellulaires utilisés (lignées cellulaires), les systèmes de surexpression  et les conditions de culture (culture en 2D, sur plastic) sont très éloignées des conditions physiologiques (niveau expression endogène, cellules en 3D soumises à un stress mécanique intense).

Afin de limiter ces biais, nous avons établi un modèle de Rat Knock In FlnA-P637Q qui mime les atteintes valvulaires observées chez les patients et développé des cultures primaires de cellules valvulaires.

Le projet analysera les défauts des réponses des cellules issues de rats « sauvages » et mutants soumises in vitro à différents stress mécaniques. Il fera appel à des approches de biochimie (Western blot, protéomique), de microscopie (confocale, vidéo-microscopie, « Atomic force microscopy ») et de transcriptomique (qPCR) pour définir les mécanismes impliqués.