• Le 21 February 2020
    Institut de Recherche en Santé - 8 quai Moncousu - Nantes
    Amphithéâtre Denis Escande
  • 11h

Modélisation de la tachycardie ventriculaire polymorphe à couplage court (SC-PMVT) au repos avec les cardiomyocytes ″patient-specific″ issus de cellules souches pluripotentes induites.

Modélisation de la tachycardie ventriculaire polymorphe à couplage court (SC-PMVT) au repos avec les cardiomyocytes ″patient-specific″ issus de cellules souches pluripotentes induites.


Yvonne Sleiman, PhD, invited by Patricia Lemarchand (Eq IIa)
PhyMedExp - INSERM U1046 - UMR9214 CNRS - Université de Montpellier

Abstract

Les arythmies cardiaques résultent principalement des canalopathies généralement causées par des mutations dans des gènes codant pour des canaux ioniques. Des mutations du récepteur cardiaque de la ryanodine de type 2 (RyR2) conduisent à des troubles du rythme tels que la tachycardie ventriculaire polymorphe catécholaminergique (CPVT) et la mort subite cardiaque dans des conditions de stress. L'association de mutations RyR2 avec la tachycardie ventriculaire polymorphe à couplage court (SC-PMVT) au repos n'est pas claire. Cependant, les connaissances en physiologie et physiopathologie cardiaques ont été considérablement développées en utilisant des modèles d'expression hétérologues et des modèles de souris transgéniques qui ne récapitulent pas toujours le phénotype observé chez les patients. Par conséquent, les cellules souches pluripotentes induites humaines (hiPSC) offrent de grandes possibilités de travailler avec les cellules appartenant aux patients, d'élucider des mécanismes importants responsables des maladies cardiaques notamment et de tester de nouveaux composés thérapeutiques.
Nous avons cherché à modéliser le SC-PMVT en utilisant des cardiomyocytes (CM) dérivés de hiPSC « patient-specific » et la technologie CRISPR / Cas 9 en comparant les propriétés moléculaires et fonctionnelles des cardiomyocytes dérivés du SC-PMVT hiPSC (hiPSC-CM) avec leurs homologues de contrôle isogénique avec un accent particulier sur les propriétés RyR2.


Biography

Yvonne SLEIMAN a obtenu son doctorat de l'université de Montpellier en 2019. Ses travaux de recherche reposent sur «la modélisation des ryanopathies avec les cardiomyocytes ″patient-specific″ issus de cellules souches pluripotentes induites». Elle a publié des articles dans des revues et participé à des conférences nationales et internationales. Elle a supervisé des étudiants en licence et en master.